Le Maroc, bientôt un géant de l’électricité verte ?

Le Maroc pourrait bien profiter de la vague verte qui s’est abattue sur l’Europe. C’est en tout cas ce qu’affirme un rapport du FEMISE (Forum Euro-méditerranéen des Instituts de Sciences Économiques) qui constate que le Maroc possède des conditions géographiques et climatiques idéales devenir à terme un fournisseur d’énergie verte pour l’Europe. Il y a toutefois un problème de taille, le développement de ce potentiel nécessitera des investissements très importants.

Une situation idéale

Le FEMISE a constaté que le Maroc était l’endroit idéal pour l’installation de parcs photovoltaïques et de parcs éoliens. Pour le photovoltaïque, le potentiel est énorme car le Maroc reçoit 10 heures d’ensoleillement par jour contre seulement quatre pour la France. Ce taux d’ensoleillement très élevé pourrait se transformer en un avantage extrêmement rentable pour le Maroc au cours des 20 prochaines années. On l’oublie souvent mais le Maroc n’est pas qu’une destination de vacances ensoleillées, c’est aussi un pays venté prisé des windsurfers et capable de recevoir des parcs éoliens dans de très bonnes conditions. À terme, le Maroc pourrait être amené à produire 20 % des énergies vertes des pays situés autour de la Méditerranée et notamment de la France.

L’installation des infrastructures

Pour prendre cette place de géant énergétique du bassin méditerranéen le Maroc a deux possibilités. La première consiste à importer les installations qui vont lui permettre de produire cette électricité. On estime que cette option engendrerait la création de 319 000 nouveaux postes et augmenterait le PIB du Maroc de plus de 1 %. La deuxième option pour le pays consisterait à produire lui-même les panneaux photovoltaïques et les éoliennes. Dans ce cas, le Maroc pourrait voir son PIB augmenter de près de 2 % et créer près de 500 000 emplois.

Les financements

Il faut maintenant que le Maroc trouve le financement pour ce projet gigantesque. On estime que la production de centrales solaires et l’aménagement de câbles entre l’Europe et le Maroc demanderait un investissement de près de 8 milliards d’euros. Reste à trouver des partenaires à même de financer ce projet ambitieux. L’État marocain pourrait intervenir dans le financement des installations. La banque européenne d’investissement (BEI) pourrait aussi être mise à contribution car elle tient à disposition des pays du monde entier des fonds afin de développer des technologies vertes. La banque mondiale a elle aussi des lignes de crédit qui vont dans le sens du développement des énergies vertes.

Affaire à suivre…

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