Nouvelles tensions autour du projet de centrale à Landivisiau

Le projet de construction d’une centrale au gaz naturel dans la commune bretonne de Landivisiau continue à faire l’actualité. Alors que les étapes administratives se déroulent semble-t-il avec succès, les opposants n’ont toutefois pas dit leur dernier mot…

centrale Landivisiau

Afin de s’assurer du soutien des élus concernés par ce projet, le groupe Poweo Direct Energie a rédigé un projet de lettre dont le contenu fait débat. « Je tiens à vous exprimer mon soutien aux trois piliers du pacte électrique breton et en particulier à ce projet nécessaire pour la Bretagne et pour le pays de Landivisiau… » mentionne ce courrier, qui provoque la colère de certains élus des communes concernées. Il est destiné à figurer dans le dossier remis au commissaire enquêteur concernant la construction de cette centrale.

Conseiller municipal de Trézilidé, Bernard Jézéquel se dit choqué par cette lettre, paraphée à son nom. Employant des termes très durs, il traite de manipulateurs les dirigeants de cette société, qui cherchent, d’après lui, à prendre en otage les élus de base dans le seul but de voir aboutir leur projet de centrale au gaz coûte que coûte.

Beaucoup de bruit pour rien d’après le maire de la commune

Georges Tigréat, maire de Landivisiau et président de la communauté de communes, relativise cette affaire, révélée au public par le site Médiapart, qui, d’après lui, n’en est pas une. L’élu ne comprend pas l’indignation de son collègue de Trézilidé concernant ce projet de courrier, qui n’était en fait qu’une proposition. Il précise que chacun était libre de le signer ou non. Le discours est identique chez POWEO qui précise que son groupe va investir plus de 400 millions d’euros et que la phase de concertation se doit d’être exemplaire. Il s’agit sans nul doute d’un nouvelle épisode dans la guerre que se livrent les partisans et les opposants à ce projet de centrale à gaz. Ces derniers font entendre leur voix via le collectif Gaspare et ils souhaitent un débat d’idée. De plus, deux associations (Force 5 et Landivisiau) ont contesté ce projet, en demandant l’annulation de l’arrêté ministériel signé par Delphine Batho devant le tribunal administratif de Rennes.

La mise en service étant prévue pour fin 2016, il y a fort à parier que cette affaire va connaître d’autres rebondissements.

Ce contenu a été publié dans Gaz. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *