Un répit avant la prochaine hausse des cours du gaz

Une bonne nouvelle peut en cacher une mauvaise : son prix devrait progresser de 5 % durant l’été, les factures acquittées en 2011 subissant une hausse rétroactive…
Tous ceux qui se demandent pourquoi le prix du gaz continue à augmenter alors que le cours des matières premières dévisse auront au moins un petit élément de consolation. Selon Europe 1, le relèvement tarifaire du gaz programmé pour le 1er juillet prochain serait finalement être repoussé à la mi-juillet (le 15).

Faut-il pour autant espérer un blocage des prix par la suite ? Apparemment, non. En France, les prix sont fixés à partir de plusieurs critères dont l’évolution de la parité euro/dollar, une moyenne du cours moyen mensuel du fioul domestique, du fioul lourd
et, et enfin du pétrole brut (catégorie Brent). De là, ces moyennes sont ajustées selon différentes périodes. Au final, d’après les experts ces savants calculs aboutiraient à une hausse de 5 % pendant l’été 2012.

Le précédent gouvernement avait bien tenté de geler le prix du gaz afin de redonner un peu de pouvoir d’achat aux ménages. Mais, il a du se raviser sous la pression du Conseil d’Etat. En novembre 2011, ce dernier, saisi par GDF Suez et l’association des Opérateurs des détaillants en énergie, a dénoncé le gel des tarifs pour les particuliers et suspendu l’arrêté qui l’autorisait.

Les conséquences de cette décision sont potentiellement redoutables : l’application rétroactive de la contre-mesure pourrait en effet déboucher sur une augmentation rétroactive de + ou – 10 % des tarifs réservés aux particuliers. En clair, les abonnés pourraient recevoir une facture « rectificative » leur réclamant une majoration de 8,6 % à 10 % des sommes payées entre le 1er octobre et le 31 décembre 2011.
Pour justifier sa décision, le Conseil d’État affirme que les coûts d’approvisionnement doivent être répercutés à 100 % dans les prix appliqués consommateur, en l’occurrence ceux du pétrole qui ont augmenté durant cette période.

Petite lueur d’espoir : depuis le 1er janvier le prix du baril de Brent a perdu plus de 14 %. Même si le recul de l’euro face au dollar annule une partie de cette baisse, le mécanisme de fixation des prix pourrait donc jouer favorablement à l’avenir. Si les experts ne s’y opposent pas…

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